Interview de Laure Manel



Présentation auteur :


Laure Manel est l'auteur de deux romans :
- "Histoire d'@", roman épistolaire moderne.
- "L'Embarras du choix", roman contemporain
Son troisième roman, "La délicatesse du homard" sortira le 1er novembre 2016.
La vie, dans toutes ses composantes, est sa source d'inspiration. Ce qui nous interroge, nous touche, nous malmène et nous fait vibrer est la matière qu'elle aime travailler.
Les thèmes qui lui sont chers : la vie, l'amitié, l'amour, la psychologie, les rapports humains, la famille, les sentiments, les émotions, la maladie, la mort, le deuil, les choix de vie...


1- Depuis quand écrivez vous ? 
J'ai presque toujours voulu écrire. La première fois que j'ai fait « un livre », j'avais 7 ans, c'était sur un petit collage de feuilles et ça parlait d'escargots qui n'aimaient pas la pluie... A dix ans, j'ai dit à ma mère que je voulais devenir écrivain, elle m'a répondu que ça n'était pas un métier.  Après, pendant mon adolescence, j'ai continué à écrire : des tentatives de « romans », des poésies, et beaucoup de lettres.  Puis, plus rien. J'ai fait des études de Lettres, mais je n'écrivais plus « pour moi ».  C'est revenu en 2010, suite à une rencontre. J'ai participé à un atelier d'écriture, je me suis formée à l'écriture de scénario, au métier d'écrivain public (ce que je suis devenue un temps, mais que j'ai arrêté par envie d'écrire de la fiction), j'ai participé à des concours de nouvelles, j'ai entamé l'écriture d' »Histoire d'@ ».  Donc : j'écris sérieusement depuis un peu plus de deux ans, quand à l'été 2014, j'ai fini la rédaction d' « Histoire d'@ » en mode intensif et décidé de ne pas le garder dans mon tiroir.
 
2- A quel public s'adresse votre/vos livre(s) ?     
Je pense que j'ai un lectorat plus féminin (comme le lectorat en général représenté à 75 % par les femmes), mais j'ai aussi des lecteurs à qui mes romans plaisent. Je dirais que le « cœur de cible », le profil type, serait une femme de 30 à 50 ans, avec un peu de vécu (j'ai pu constater que mes héroïnes étaient plus « mal jugées » par des personnes plus jeunes).

3- Quelles sont vos sources d'inspiration ?  
Je puise dans la richesse de la vie. Elle est inépuisable ! Je m'intéresse beaucoup à la vie des gens, à la psychologie, aux rapports humains... Je lis, j'écoute... je recueille, et je mûris. Evidemment, ma propre vie m'inspire aussi, même si je ne fais pas dans l'autobiographie.
 
4- Sur quel(s) support(s) écrivez vous ? Papier ou numérique ?   
J'écris exclusivement sur mon ordinateur portable.  Il m'arrive (très rarement) de prendre des notes sur un carnet.

5- Où et quand préférez vous écrire ?    
J'écris surtout dans ma chambre, sur mon lit, isolée, mais parfois à mon bureau ou dans le salon... ça dépend. Je recherche le calme et le silence (j'écris parfois en musique, mais assez peu sur le dernier, finalement). J'écris dans la journée, quand j'ai du temps, et en général par périodes. Les vacances sont souvent un moment d'écriture intense (cet été, j'ai écrit jusqu'à 8 heures par jour). Je n'arrive pas à écrire le soir (problèmes de sommeil). Parfois, je n'écris pas une ligne pendant des semaines... mais je compte bien changer ça.

6- Combien de livre(s) avez vous publié pour l'instant ? 
J'ai publié deux romans contemporains : « Histoire d'@ » en juin 2015 et « L'Embarras du choix » en janvier 2016. Je m'apprête à publier le troisième début novembre.  Parallèlement, j'ai aussi écrit un très très court roman pour les enfants de 8 à 11 ans : « La vie en Rose ».
 
7- Dans quelle(s) maison d'édition ?
Je m'autoédite sur Amazon, en exclusivité pour l'instant.
 
8- Quel est votre rêve ?    
Mon rêve (dans ce domaine) serait un jour de voir mes livres (ou un seul, déjà) en librairies... Mais je pourrais m'en passer, car j'avoue que l'autoédition me plaît beaucoup ! Donc... c'est un rêve, mais c'est tout, et comme tout rêve, il peut ne pas se réaliser, et ce ne sera pas grave.

9- En combien de temps écrivez vous un livre ?    
J'écris sur plusieurs mois, mais de façon très décousue, car je manque souvent de temps.  Pour mon dernier, j'ai calculé que j'avais mis environ 110 heures pour la réflexion avant-écriture et l'écriture du premier jet. Mais il reste la phase de correction-réécriture... donc, ce n'est pas fini.  C'est très plaisant, en tout cas, et je voudrais bien ne faire que ça (comme travail) : écrire.

10- Trouvez-vous qu'écrire soit difficile ?
Ca dépend un peu de ce que l'on entend par là. Pour moi, ce qui est éventuellement difficile, c'est d'avoir une inspiration suffisamment riche pour trouver les éléments qui feraient une bonne histoire (parfois une idée paraît bonne, mais il n'y a pas assez de « matière »). Puis il faut créer l'intrigue, la trame, savoir comment ça va se terminer, et comment tout va s'enchaîner... créer des nœuds dramatiques, des rebondissements... faire en sorte qu'il n'y ait pas de creux et que le lecteur de s'ennuie pas...  Après (enfin moi je m'organise comme ça), il n'y a « plus qu'à » écrire, et là, je trouve ça facile : les mots me viennent tout seuls. Je vois les scènes, mes personnages qui prennent vie (et parfois m'échappent un peu), et je n'ai qu'à écrire ce que je vois, quasi en mode automatique.  La phase de relecture n'est pas évidente, car il est très difficile de juger soi-même de son travail... Alors cette fois-ci j'ai fait appel à une bonne dizaine de bêtas-lecteurs, et leurs retours sont très intéressants pour me guider dans la phase de réécriture (et surtout pour juger du volume de corrections à apporter ; pour « L'Embarras du choix », je l'ai réécrit aux deux tiers... en changeant le parti pris de départ).
 
11- N'avez vous pas peur des réactions lors de la lecture de vos livres ?  
Oh si... On a un peu l'impression de se mettre « à nu » et de donner le bâton pour se faire battre ;-). Non, disons qu'il faut être prêt à réceptionner des critiques. On ne peut pas plaire à tout le monde, de toute façon. J'ai la chance que mes livres aient de bons commentaires en général. Ce qui me gêne, ce sont les critiques « gratuites », non argumentées, qui n'apportent rien, ou les critiques méchantes (mais j'en suis épargnée, pour l'instant). Comme elles sont rares, elles sont noyées dans la masse des critiques positives, et ne semblent pas avoir de conséquences.  C'est le jeu, de toute façon... ou alors il ne faut pas publier.
 
12- Quelles sont les réactions de vos lecteurs qui vous ont le plus touchée et celles qui vous ont le plus énervée ? 
Il y en a beaucoup qui m'ont touchée. Quand on me dit que mon histoire a « transporté » mon lecteur, qu'il a apprécié « ma plume »... Quand une blogueuse conseille mon livre en disant que c'est « une petite perle ». Quand une lectrice lit mes autres livres et attend le prochain avec impatience... Quand on me dit que le prochain est « bouleversant »...  Quand un lecteur me contacte en MP pour me remercier et me suit... C'est toujours beaucoup d'émotions ! Je suis rarement « énervée ». Ce qui peut énerver, c'est que le livre ne soit pas compris, ou qu'on ne comprenne pas mon héroïne parce qu'on est dans un jugement moral. Mais je l'accepte. C'est le jeu...

13 - Un petit mot pour vos lecteurs ? :D 
Merci merci merciiiiiiiiiii de me lire, et de me suivre livre après livre. Soyez prêts pour la publication du prochain ! J'espère qu'il vous surprendra. Il me tient tellement à cœur !



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